Le japon

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En japonais, « Japon » s'écrit 日本, Nihon ou Nippon, ou dans les documents administratifs 日本国, Nihonkoku ou Nipponkoku.

Le nom 日本 veut dire « origine du Soleil ». En effet, 日 signifie Soleil et 本 signifie origine ou racine. C'est lors des premiers échanges commerciaux avec la Chine (traditionnellement par le biais d'une lettre du Prince régent Shōtoku) que cette graphie, logique du point de vue du voisin occidental chinois, fut introduite. D'abord prononcée « Yamato » conformément au nom du Japon de l'époque, il lui fut préféré, à partir de l'époque Nara (VIIIe siècle) les prononciations « Nihon » ou « Nippon », appellations encore en usage de nos jours

Le Japon est un archipel volcanique situé entre l'océan Pacifique, la mer du Japon et la mer de Chine orientale, à l'est de la péninsule coréenne mais également au point de concours de plusieurs plaques tectoniques, nommé "ceinture de feu", à l'origine de nombreuses manifestations volcaniques. L'archipel japonais se découpe en quatre îles principales, Honshū, Hokkaidō, Kyūshū, et Shikoku, ainsi que des milliers de petites îles s'égrainant sur l'océan, qui appartiennent notamment à la préfecture d'Okinawa. Hokkaidō, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut incorporée progressivement à l'ère de peuplement japonais, processus qui s'acheva avec l'ère Meiji. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formèrent plus tard les premiers artisans de la culture japonaise, alors que les peuples originels furent cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō.

Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les évènements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de la déesse du Soleil « Amaterasu » (qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1945, aurait créé le Japon). C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du Ve siècle. Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamatodamashii (大和魂, « l'esprit japonais »).
La légende rapporte que le Japon fut fondé au VIIesiècle av. J.-C. par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois, ainsi que le bouddhisme furent introduits durant les Ve et VIe siècles, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shogun (général en chef des armées).

À partir du XVIe siècle, des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le shogunat craignit que ces missionnaires fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d'une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement total pareil à celui que subit le royaume tibétain de Gugé en 1630 suite à l'accueil bienveillant de missionnaires chrétiens par son roi, accueil provoquant l'invasion du Ladakh par son voisin rival, qui profita de l'agitation engendrée par la colère des autorités bouddhistes contre la menace de la perte de leur monopole religieux et de leur influence); aussi la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort sous la torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l'étranger, à l'exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident par la politique de la canonnière en signant la Convention de Kanagawa en 1854 après son pilonnage.

En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires.

L'expansionnisme militaire du Japon, qui débuta au XXème siècle avec l'annexion de la Corée (1910), prit de l'ampleur au cours de l'ère Shôwa avec l'invasion de la Mandchourie en 1931. En 1937, l'empire se lança dans une invasion à grande ampleur de la Chine qui débuta avec le Bombardement stratégique de Shanghai et de Guangzhou, entraînant une résolution de blâme de la Société des nations à l'encontre du Japon.

L'attaque sur Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941 l'engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon se construisit dès lors un empire colonial, appelé officiellement Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, qui lui permit de se fournir en matières premières mais résultat en d'innombrables exactions à l'encontre des populations d'Extrême-Orient. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 15 août 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en règlement du problème des îles Kouriles du sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.

Le Japon dévasté d'après-guerre, confiné à l'archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays.

L'économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles.

Vers la fin de la seconde guerre mondiale, le Japon connaît une apogée culturelle et pour le moins économique. Toutefois, ce « miracle économique » va prendre fin dès le début des années 1990, date à laquelle la bulle spéculative japonaise éclate.

Le Japon est un archipel s'étendant le long de la côte est de l'Asie. Quatre îles principales composent le pays : du Nord au Sud, Hokkaidō, Honshū (la plus grande), Shikoku et Kyūshū. En outre, l'archipel comporte environ 3 000 autres îles, plus petites. Naha, sur l'île d'Okinawa dans l'archipel des Ryūkyū (Ryūkyū rettō en japonais), est située à plus de 600 km au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l'archipel des Nanpō s'étire sur plus de 1 000 km jusqu'à Iwo Jima. Au nord, les îles de Sakhaline (Karafuto en japonais) et les Kouriles (Chishima rettō qui s'étendent à plus de 1 200 km au nord-est de Hokkaidō), entièrement russes depuis 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l'archipel.

Le Japon est scindé en huit divisions administratives (voire neuf, selon qu'Okinawa est inclus ou non dans le Kyūshū) qui sont (du nord au sud) : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa.

Les principales villes (agglomérations) du Japon classées en ordre décroissant d'habitants:

* Tōkyō (23 arrondissements spéciaux): 12 millions d'habitants sans les arrondissements
* Yokohama : 3,6 millions
* Ōsaka : 2,6 millions
* Nagoya : 2,2 millions
* Sapporo : 1,9 million
* Kōbe : 1,5 million
* Kyōto : 1,5 million
* Fukuoka : 1,4 million
* Kawasaki : 1,3 million
* Saitama : 1,2 million
* Hiroshima : 1,1 million
* Sendai : 1 million

Source : Statistics bureau, Ministry of Internal Affairs and Communications

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# Posté le lundi 24 décembre 2007 09:50

Modifié le samedi 08 mars 2008 08:14

Les mangas

Les mangas
Manga souvent traduit littéralement par « image dérisoire », est composé de ga (画), « dessin », « gravure », et man (漫), « involontaire », « divertissant », « sans but » mais aussi « au fil de l'idée », ainsi on pourrait aussi bien le traduire par « esquisse libre », « esquisse rapide » ou « image malhabile ».

Le terme devient courant à la fin du XVIIIe siècle avec la publication d'ouvrages tels que Mankaku zuihitsu (1771) de Kankei Suzuki ou Shiji no yukikai (1798) de Kyoden Santo et au début du XIXe siècle avec Manga hyakujo en 1814 de Minwa Aikawa. Également en 1814 Hokusai, le peintre de la célèbre vague, nomme les images de grimaces qu'il a commencé à dessiner hokusai manga, c'est ce dernier ouvrage qui fit connaitre le mot en occident.

Le dessinateur de manga est appelé mangaka. Il est soumis à des rythmes de parution très rapides, et ne bénéficie pas toujours d'une totale liberté sur son œuvre, selon la réception auprès du public. Si le manga connaît un fort succès, l'auteur devra prolonger son histoire, même s'il voulait la terminer. À l'inverse, certaines œuvres peu connues ne verront pas leur suite et fin publiées.

Les manga se lisent souvent dans le sens inverse des bandes dessinées occidentales : de droite à gauche ce qui correspond au sens de lecture japonais. Cela amène une certaine confusion puisque la lecture des mots se fait alors dans le sens inverse de celui des cases (ce qui n'est pas le cas au Japon). Si les jeunes s'y adaptent assez facilement, les lecteurs adultes éprouvent des difficultés. Introduits en France en 1978 avec la revue Le cri qui tue, les manga ne sont publiés dans ce sens en Occident que depuis 1995 environ. Toutefois, les éditeurs français ne se plient pas systématiquement à cette spécificité. Certains éditeurs choisissent alors de simplement retourner les images, ce qui occasionne des incohérences douteuses (un droitier qui devient gaucher, un coup porté au cœur qui perd son sens avec une image inversée ou encore un salut nazi effectué du bras gauche dans L'Histoire des 3 Adolf). D'autres adaptent entièrement les ouvrages en retournant seulement certaines images, changeant la mise en page et en redessinant certains éléments graphiques, ce qui a pour mérite de faire correspondre la forme des phylactères avec l'horizontalité des systèmes d'écriture occidentaux (Casterman notamment, dans sa collection Écritures)., mais génère toutefois un surcoût significatif.
La plupart des éditeurs ont actuellement adopté le sens de lecture japonais, dans un but d'économie et de respect de l'œuvre, même si cela peut risquer de les couper d'un lectorat plus large que les habitués du genre.
Ailleurs qu'en France, et notamment aux États-Unis, l'adaptation se plie généralement au sens de lecture européen

À la différence de l'Europe et des États-Unis, le marché de la bande dessinée au Japon n'est pas un marché de niche mais bel est bien un phénomène de masse qui touche une part énorme de la population (on estime à 50 % le nombre de japonais qui lisent au moins un manga par semaine) et génère une importante activité économique. Il convient de savoir que les manga japonais sont moins chers qu'en Europe, leur prix avoisinant les 400 yens (2,44 € fin 2007), alors qu'en France, le prix d'un manga se situe généralement entre 5,50 et 8 euros selon le format et les éditions.

Le manga, qui est publié dans les magazines de prépublication, est davantage considéré au Japon comme un objet de grande consommation que comme un objet de valeur. Cependant, des éditions reliées et brochées à l'image de celles paraissant en Occident, sont destinées à être collectionnées et conservées.

L'énorme popularité des manga rivalise avec les grosses pointures de la bande dessinée européenne ; ainsi, les 42 tomes de Dragon Ball se sont vendus à plus de 250 millions d'exemplaires dans le monde, un chiffre qui surpasse celui enregistré par les aventures de Tintin avec 24 albums édités à plus de 200 millions d'exemplaires.

A noter la présence des manhwa : bandes dessinées coréennes, très semblables aux manga, dont la parution et la diffusion se font également de plus en plus dynamiques.

Techniquement parlant, les manga sont presque toujours en noir et blanc. En effet, ils sont la plupart du temps publiés dans un premier temps dans des revues peu coûteuses, sur du papier recyclé, et souvent seules les premières pages de la revue (correspondant à une mise en avant d'une série particulière) ont droit à de la couleur. C'est ainsi que l'on retrouve parfois des pages en couleur au beau milieu des œuvres éditées par la suite séparément.

Notons au passage que les mangas comptent souvent un nombre de pages (de planches) très importants. À titre d'exemple, une BD européenne contiendra une quarantaine de planches quand le manga en comptera plus d'une centaine, et parfois même plus de deux cents. Par ailleurs, le manga est le plus souvent une série en plusieurs volumes. Au final, le nombre total de planches racontant une histoire dans un manga est beaucoup plus élevé que dans une BD à l'européenne (même s'il s'agit d'une série). Ceci affecte par conséquent beaucoup la structure du récit et sa narration. D'où des techniques propres au manga.

Le dessin, en général, est moins « statique » que dans les bandes dessinées occidentales. Le manga utilise un découpage temporel proche de celui du cinéma, adoptant souvent ses cadrages et utilisant une décomposition du temps et de l'action. Les personnages ont souvent de grands yeux, ce qui permet de renforcer l'expressivité du visage. De nombreux codes graphiques sont utilisés pour symboliser l'état émotionnel ou physique d'un protagoniste. L'étonnement, par exemple, est souvent traduit par la chute du personnage ; l'évanouissement, par une croix remplaçant les yeux. Dans le manga City Hunter (connu sur le petit écran français sous le nom Nicky Larson), la colère de Kaori (Laura) est souvent traduite par la sortie inopinée d'une énorme massue qu'elle assène sur la tête de son partenaire.

Il y a également une fréquente utilisation d'onomatopées relatives aux mouvements, actions ou pensées des personnages. Notons au passage que le japonais est beaucoup plus riche que le français en onomatopées et que leur champ d'application est plus large, incluant des concepts surprenants tels que l'onomatopée du sourire (niko niko), du silence (shiiin) ou encore du scintillement (pika pika, d'où le nom de Pikachu).

Une particularité à noter est que la plupart des personnages ont souvent des traits occidentaux, au-delà du simple tracé des grands yeux des personnages. Un samouraï roux, un exorciste aux yeux bleus ou une écolière blonde n'ont rien d'étonnant pour le lecteur japonais, même s'ils sont censés être japonais ou de culture japonaise. La simple nécessité de distinguer physiquement entre deux personnages ne suffit pas toujours à expliquer cet aspect de la narration, puisque certains mangaka choisissent de donner à tous leurs personnages un aspect purement japonais, sans que cela ne pose de problème à la compréhension de l'histoire. Certains y voient une façon d'afficher un attrait pour l'Occident, qui apparaît largement ailleurs dans la vie quotidienne au Japon.

Les décors des scènes sont parfois moins fouillés que pour une bande dessinée occidentale. Cela peut aller jusqu'à faire évoluer les personnages dans un décor blanc. Ce parti pris a pour conséquence de focaliser l'attention du lecteur sur l'histoire en général et sur les dialogues en particulier. On note ainsi une certaine résurgence de l'aspect théâtral.

Enfin, les personnages ont souvent des attitudes expressives à outrance : la colère, la jalousie ou la gêne se montrent facilement, alors que cette attitude est plutôt mal vue dans la culture japonaise, où le calme et la retenue sont de rigueur dans les rapports sociaux. Le passage de l'absurde et du comique au sérieux ou au drame, sans aucune transition, fait également partie de la narration, sans jamais susciter d'interrogation de la part du lecteur qui accepte par avance cette convention de lecture.

Une autre particularité est le jeu de l'auteur avec le lecteur. Ainsi, dans Rough, on peut voir les personnages faire de la publicité pour d'autres manga de l'auteur, ou bien ramasser des phylactères tombés sur le sol.

De manière générale, on peut noter une plus grande liberté quant à l'interaction entre les dessins et leur support (jeu avec les cadres, personnages sortant des cadres, etc.)

Dans les manga destinés à la jeunesse, les kanji, caractères chinois ou sinogrammes, sont souvent accompagnés de furigana pour faciliter la lecture.

Les revues de manga sont généralement destinées à une catégorie d'âge précise :

* Josei (女性) pour les jeunes femmes et adultes ;
* Kodomo (子供) : pour les jeunes enfants ;
* Redisu (レディース, Lady's) : pour les femmes adultes.
* Seijin (成人) : pour les hommes adultes ;
* Seinen (青年) : destinés aux jeunes hommes et adultes ;
* Shōjo (少女) : destinés aux jeunes filles adolescentes, manga sentimental;
* Shōnen (少年) : pour les jeunes garçons adolescents.

On distingue aussi certains genres particuliers :

* Nekketsu : Terme signifiant sang brûlant désignant les manga shônen mettant en scène des héros exaltés défendant des valeurs viriles traditionnelles telles que le courage, l'amitié et le dépassement de soi ;
* Ecchi (H ou エッチ) : manga érotique (attention, le terme Ecchi est également utilisé pour les images érotiques stylisées manga) ;
* Gekiga (劇画) : manga dramatique des années 1960-70 ;
* Hentai (変態) : manga pornographique hétérosexuel (idem que pour l'Ecchi, cependant à la différence des images Ecchi, les images Hentaï présentent souvent des scènes explicites) ;
* Jidaimono (時代物) : manga historique ;
* Moé (萌え) : manga tourné vers un sentiment ou une affection fétichiste pour un personnage ;
* Shitei : manga de type humoristique pour petits et grands ;
* Shōjo-ai (少女愛) : romance sentimentale entre femmes ;
* Shōnen-ai (少年愛) : romance sentimentale entre hommes ;
* Suiri (推理) : policier, manga tourné vers le meurtre ;
* Yaoi (やおい) : romance sexuelle entre hommes, genre destiné aux femmes (certaines scènes peuvent être parfois censurées).
* Yonkoma (四コマ) : manga en quatre cases (équivalent du comic strip), souvent humoristique ;
* Yuri : romance sexuelle entre femmes, genre destiné aux hommes (certaines scènes peuvent être parfois censurées).

Dans les pays francophones, seules quatre catégories sont couramment publiées : Shōjo, Shōnen, Seinen et Shitei.

Vocabulaire spécifique

* Bishōnen (美少年) : joli garçon, presque androgyne.
* Bishōjo (美少女) : jolie fille.
* Cosplay : Le terme "CosPlay" vient d'une contraction entre deux mots qui sont "Costume" et "Play", qui est une pratique visant à se déguiser en personnage célèbre de manga, de jeu vidéo ou tout simplement en star japonaise. Les « cosplayers » se rencontrent fréquemment et reconstituent les scènes mythiques associées à leur personnage.
* Dōjinshi (同人誌) : production amateur, souvent parodique .
* Fan fiction : littéralement « histoire écrite par un fan » ; récit à but non lucratif reprenant le monde d'un manga (ou plus largement d'un jeu vidéo, d'un livre...), dans lequel l'auteur y fait évoluer les personnages à son gré.
* Lemon : Fan fiction (récit écrit) à caractère érotique ou pornographique mettant en scène des personnages du monde du manga, de la Japanimation ou des jeux vidéo
* Lime : Fan fiction (récit écrit) romantique avec des scènes érotiques simplement suggéré et mettant en scène des personnages du monde du manga, de la Japanimation ou des jeux vidéo.
* Mangaka (漫画家) : un dessinateur de manga.
* Mecha (ou meka) (メカ) : Utilisé tres souvent pour les mangas et/ou animes sur les robots ou armures de combat revêtues par les personnages. Le terme vient du mot anglo-saxon "mechanic" traduit littéralement par "mécanique". Exemple: les séries Mobile Suit Gundam.
* Otaku (お宅, おたく, オタク) : si, en Occident, ce terme désigne de manière générale un passionné de manga, au Japon il a une signification différente et péjorative. Il désigne une personne tellement passionnée par un sujet (une série TV, des maquettes, une chanteuse...) qu'il finit par se couper du monde réel en s'enfermant dans un monde intérieur
* Yonkoma (4コマ漫画, 4コマ) : bande dessinée en quatre cases étagées, le plus souvent humoristique.

# Posté le lundi 24 décembre 2007 09:56

Les animes

Anime, parfois animé, (アニメ, prononcer « animé ») est le diminutif de アニメーション (animēshon), transcription japonaise de la prononciation anglaise du mot « animation ». Il s'agit donc d'un mot emprunté désignant les films d'animation, dont le Japon est un grand producteur. En français, ce terme désigne en général uniquement ces dessins animés, produits au Japon. On utilise également les mots japanime ou japanimation.

Les réalisateurs japonais utilisent souvent le terme complet アニメーション.

Le terme de manga eiga, littéralement « film de manga », était le terme original pour désigner les dessins animés d'inspiration de manga (bande dessinée japonaise). Animation a alors une portée plus générale puisqu'il inclut également les films en volume ou autre films d'animation qui ne sont pas inspirés du manga.

Ils sont très populaires au Japon : en 2001, le Voyage de Chihiro a battu le record de recettes dans ce pays, devançant le film Titanic.

Parmi les films qui rencontrent en général le succès, on peut citer ceux issus du Studio Ghibli, fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata.

Très souvent, ils sont en rapport avec un manga : soit l'anime est basé sur un manga à succès, soit un manga est créé d'un anime populaire. Parfois les deux sont créés en même temps. D'autres séries, comme Medarot, ou plus récemment Tokyo majin gakuen kenpucho, s'inspirent de jeux vidéos.

On distingue en général différents types d'anime :

* les séries, diffusées à la télévision. Si la durée standard d'un épisode est généralement de 20 minutes environ, le nombre d'épisode total est variable selon les époques. À la période fin des années 1980/début des années 1990, plusieurs séries ont dépassé la centaine d'épisodes, comme Les Chevaliers du Zodiaque (114 épisodes) et Dragon Ball Z (291 épisodes). À partir du milieu des années 1990, le format en 26 épisodes se répand et devient le plus conventionnel.
* les Original Video Animation (OVA) sont des anime produits pour la vente en vidéo. Leur qualité technique est souvent meilleure que celle des séries, car les délais sont moins contraignants et le budget plus élevé (pour un public plus ciblé).
* les films, destinés à sortir au cinéma. Ils bénéficient des plus hauts budgets.

L'histoire des anime commence au début du XXe siècle, fait par quelques pionniers suivant les traces des occidentaux. Après quelques expérimentations, une longue période suivit où la production fut réduite à quelques courts métrages, quelques commandes de l'armée ou des cinémas.

Il fallut attendre 1963 pour qu'Osamu Tezuka sorte Astro, le petit robot, la première grande série animée dotée de personnages récurrents au sein d'une histoire suivie, ou bien encore Le Roi Léo. Tetsujin 28-go se rendit également célèbre au Japon.

Les années 1970 virent l'explosion de grandes franchises, notamment de mecha : Mazinger Z (1972-1974), Yamato (1974-1975) ou bien encore Mobile Suit Gundam (1979-1980).

Les années 1980 montrent un fort développement du space opera. On regarde Robotech (1985), Lamu (de Mamoru Oshii, 1984). Le Studio Ghibli fait parler de lui avec Le Château dans le ciel (1986), deux ans après Nausicaä de la vallée du vent (Hayao Miyazaki, 1984) et les otaku apparaissent. On voit également Le Tombeau des lucioles (1987), Akira (1988) ou Kiki la petite sorcière (1989). Les OAV apparaissent, le hentai également.

Les années 1990 sont marquées par plusieurs œuvres chocs, très recherchées : Neon Genesis Evangelion d'Hideaki Anno (1995), Ghost in the Shell d'Oshii (1995), Cowboy bebop (1998) ou Serial experiments Lain (1998).

La fin des années 1990 et les années 2000 voient un fort retour des œuvres commerciales, utilisants des schémas bien connus, visant essentiellement un public très jeune. Ayant fait leur preuves : Pokémon et Yu-Gi-Oh! (1997), Digimon (1999), Beyblade (2001), ou encore Mahoromatic (2001). Mais on assiste également à une reconnaissance des anime à travers le monde : Le voyage de Chihiro reçut le 1er prix ex-æquo du Festival du film de Berlin 2002 et gagna l'Oscar du meilleur film d'animation en 2003, et Innocence : Ghost in the Shell 2 fut sélectionné pour le Festival de Cannes 2004.

Le terme japanimation regroupe simplement la totalité de l'animation japonaise.

Ce terme fut créé du fait de la spécificité de la production locale par rapport à celle du reste du monde : en effet, là où l'animation occidentale est souvent considérée comme destinée aux enfants (en dehors d'œuvres d'auteurs indépendants ou de quelques comédies satiriques comme Les Simpson ou Daria pour citer les plus connues), l'animation japonaise bénéficie dans ses sujets d'un traitement proche du cinéma en prises de vue réelles, abordant quasiment tous les genres, y compris la pornographie (hentai).

C'est dans les années 70 que se sont développées les premières collaborations entre compagnies européennes et japonaises avec Vic le Viking (1974, Wickie en allemand), Maya l'abeille (1975, Die Biene Maja en autrichien), Les 3 mousquetaires (1981, Espagne). Mais c'est seulement à partir de Goldorak qui connut un énorme succès, pulvérisant tous les records d'audience, après sa première diffusion en juillet 1978 sur Antenne 2 que l'animation japonaise a fait une entrée en force sur les chaînes de télévision françaises.

Dans la foulée de « l'effet Goldorak » d'autres séries japonaises cultes furent lancées en 1979 dans l'émission Récré A2, telles Candy (pour les filles) et Capitaine Albator (pour les garçons).

Il s'en suivit une deuxième vague de séries animées avec les cultes Tom Sawyer, Rémi sans famille, Cobra, qui ont marqué l'ère Récré A2.

Au début des années 80, la France n'est pas en reste et des Français produisirent aussi des séries avec succès en s'entourant d'équipes japonaises. Ainsi, Jean Chalopin créa des séries comme Ulysse 31 en 1981, puis Les Mystérieuses Cités d'or en 1982, et Inspecteur Gadget en 1982 également.

En fait de très nombreuses séries japonaises sont sorties après 1980, mais le genre est alors noyé dans le flot de l'animation enfantine, les télévisions opérant une sélection drastique dans la production japonaise.

Mais avec l'arrivée des chaînes privées suite à la déréglementation de 1986 et à la privatisation de TF1 en 1987, la jeunesse devient un enjeu de sensibilisation et de véritables unités d'émissions jeunesse sont mises sur pied comme le célèbre Club Dorothée d'AB Production sur TF1. Ces unités jeunesse trouvent dans la production japonaise un flot important de séries, qui plus est à bas prix. Par ailleurs, la concurrence nouvelle et exacerbée entraîne une recherche de l'émotion et du dynamisme qui trouvera un cadre idéal dans la japanimation et amènera petit à petit à certaines dérives.

En 1988, alors que La Cinq importe Olive et Tom, TF1 réplique par le 6 avril[2] Les Chevaliers du Zodiaque, série qui deviendra le symbole de l'époque, précédée le 2 mars par la série Dragon Ball, qui ne connaîtra vraiment le succès que plus tard dans son second volet Dragon Ball Z (1990) qui déclenchera une nouvelle vague d'inconditionnels, grands consommateurs de produits dérivés. Cherry Miel, une série, contemporaine de Goldorak, a dû attendre 15 ans avant sa diffusion française...

Ces séries ont souvent été décriées pour leur violence. Il s'agit cependant plutôt d'une méconnaissance de la part des responsables de programmation français, ces séries n'étant pas destinées au public auquel elles ont été présentées (entraînant d'ailleurs une censure rendant certains épisodes incompréhensibles). En effet au Japon, il y a une très grande segmentation du manga. Il est évident que les combats de Ken le survivant n'ont rien à voir avec la candeur ou l'humour de Juliette je t'aime, Lamu, Dr Slump, Le Collège fou, fou, fou ou Une vie nouvelle.

Autres séries phares : Nicky Larson, Ranma ½ et Sailor Moon, qui auront un impact similaire à Dragon Ball Z. Elles séduiront plus les filles alors que les garçons seront focalisés sur les aventures de Sangoku.

# Posté le lundi 24 décembre 2007 10:04

Modifié le samedi 18 octobre 2008 12:49

Les dramas

Les dramas
Un drama ou dorama (ドラマ) est un terme japonais désignant une série télévisée.

Les drama sont parfois des adaptations de mangas ou d'anime.

Le trendy drama

Même si le drama touche à tous les genres de répertoires cinématographique: amour, horreur, fantastique, comédie, un genre reste particulièrement présente depuis les années 1980, c'est le Trendy drama. Cela signifie que l'histoire doit faire référence au quotidien de tous les japonais. Le but étant à ces derniers de pouvoir s'identifier à un personnage, mais cela ne signifie pas que la série se doit d'être plus vrai que nature, au contraire, les scénaristes partent d'un acteur banal de la société japonaise, et le font sortir de son quotidien maussade. Par conséquent, les Trendy drama font souvent référence à la vie de tous les jours : la famille, l'école, la vie d'entreprise.

Une des particularités des dramas est le fait que chaque épisode est tourné quelques semaines avant sa diffusion, souvent dans les quartiers de Tôkyô, ce qui permet aux fans de se rendre sur les lieux de tournage ou même dans les coulisses des séries.

Le drama à l'école

Le genre Trendy drama peut aussi être divisé en sous-genres qui abordent différents thèmes, à l'image de la vie d'écolier. Cette époque de la vie est celle qui touche le plus les japonais, les dramas sont donc voués au succès parce qu'ils exploitent la nostalgie des plus vieux et permettent aux jeunes de s'identifier aux personnages. Au sein du thème du drama écolier, on peut distinguer trois genres:

* d'abord à l'idéal du lycéen se donnant corps et âme à sa passion : le héros est en dernière année de lycée et malgré la pression parentale pour le pousser à étudier, celui-ci décide de savourer ses derniers instants en tant qu'adolescent, et de poursuivre ses rêves jusqu'au bout ; ou bien l'héroine de par sa passion et sa fascination pour un athlète part à l'autre bout du monde en laissant toute sa famille, se faisant passer pour se qu'elle n'est pas pour pouvoir integrer l'école de son héros.

1. (2003) Water Boys
2. (2005) Nobuta wo produce
3. (2005) H2
4. (2005) Hana Yori Dango
5. (2007) Hanakimi

* Le deuxième aux élèves renonçant aux études pour une passion plus noble. Depuis quelques années les Furyô (mauvais garçons) sont nombreux, et les scénaristes se sont penchés avec humour sur le thème de l'éducation et de la prise en charge de tous les exclus.

1. (1998) GTO
2. (2000) Ikebukuro West Gate Park
3. (2005) Dragon Zakura

* Le troisième concernants des personnes appartenants au monde des yakuzas s'impliquant de force ou de gré à la vie écolière déclenchant souvent des situations cocasses où le naturel revient souvent au galop malgré de grand efforts pour cacher leur véritable identité.

1. (2004)) Gokusen
2. () My boss my hero

Mariage ou travail ?

Toujours dans le but de toucher le plus de monde, le drama se penche également vers la position des jeunes femmes qui sont encore hésitantes à l'idée d'abandonner leur vie de femme au foyer pour se lancer dans une carrière. Si l'idée de poursuivre une carrière à 30 ans n'est plus un rêve inaccessible pour les japonaises d'aujourd'hui, l'évolution des mentalités est lente et les obstacles nombreux. Certaines séries illustrent très bien qu'aujourd'hui encore, il faut choisir entre carrière et mariage. Une femme qui souhaite continuer à travailler doit se mettre au niveau des hommes et abandonner toute idée de vie de famille.

1. (2005) Anego

J-France

Grâce à ses deux médias principaux que sont les mangas et les animes, le Japon a réussit à s'intégrer dans le marché français, délaissant néanmoins les dramas. Pourtant ces séries sont peut être le moyens de se rapprocher le plus de ses habitant, plus réalistes, plus touchants, et baignant dans le quotidien des gens, les dramas constituent une fenêtre irremplaçable sur l'Asie. L'accès sur internet a permis aux Français de découvrir les dramas. Les fansubs (équipes de sous-titrages) ont joué, et jouent un rôle important dans cette découverte.

Top 3 des acteurs et actrices Japonais et Sud-Coréens.

acteurs Japonais :

* Yamashita Tomohisa
* Fujiki Naohito
* Abe Hiroshi

actrices Japonaises :

* Aya Ueto
* Toda Erika
* Maki Horikita


acteurs sud-Coréens :

* Kwon sang woo
* (Bi)Rain
* Bae Yong-jun

actrices sud-Coréennes :

* Ha Ji-won
* Lee Young-ae
* Song Hye Kyo

# Posté le lundi 24 décembre 2007 10:21

La musique

Instrument de toutes les passions, outil indispensable des moments importants
Qui saurait vivre sans une once de musique ?
Aujourd'hui personne...
Peu importe la musique tout le monde y trouve son compte
Mais je vais vous parler un peu plus du style de musique qui se rapproche le plus de moi...le rock et le métal...
On peut comprendre dans le terme métal le diminutif de heavy métal mais ce mot regroupe tous les genres de métal du plus mélodique au plus barbare en passant par l'épique et bien d'autres.
Mais beaucoup de mots ne vous aideront pas à savoir ce que cette musique et en quoi elle consiste, je vais donc seulement mettre une petite vidéo de métal épique pour expliquer

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 05:36

Modifié le vendredi 22 février 2008 16:13